Mea culpa

Après un quart de siècle de leur développement, les énergies intermittentes telles que l’éolien et le photovoltaïque n’ont toujours pas permis de réductions significatives d’émissions de CO2 dans le domaine de la production d’électricité.

Pourtant, les réacteurs nucléaires de 4° génération promettaient à la fois d’éliminer le risque de réaction en chaine en cas d’incident majeur, et d’apporter une solution radicale au problème des déchets comme à celui de l’approvisionnement, puisqu’ils disposeraient de milliers d’années de combustible en utilisant les déchets des réacteurs actuels.

U.S.A.

La recherche dans cette voie a pourtant été tuée dans l’œuf aux États Unis par l’administration Clinton qui en a annulé le dernier programme en 1994, soit 2 ans avant que la France ne décide, pour raison électorale, de fermer Superphénix, après sa meilleure année de fonctionnement!
Cette technologie d’avenir a pourtant été reprise par le réacteur BN 800 russe qui vient d’obtenir le « Power Award 2016 », récompensant la  meilleure centrale nucléaire au monde par la presse américaine.

L’erreur stratégique d’avoir abandonné ce pôle d’excellence vient d’être confessée par l’un de ses principaux détracteurs, en la personne de John Kerry qui rend public son mea culpa et reconnait qu’un bilan objectif de la situation de l’énergie dans le monde et de l’urgence qu’elle implique pour son impact sur le climat, ne laisse pas d’autre alternative crédible que celle de cette évolution du nucléaire, à laquelle il s’était d’abord opposé.

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