La discrète mortalité du charbon.

Malgré son titre de plus gros pollueur européen, l’Allemagne continue de construire des centrales au charbon.

1760 MW de nouvelles centrales au lignite, 4555 MW au charbon et 12960 MW au gaz, sont en effet prévus, selon le site officiel BDEW  Auswertung der BDEW-Kraftwerksliste.

L’Université de Stuttgart a publié une étude sur la mortalité induite par leurs émissions toxiques.

De façon surprenante, cette étude considère que ce n’est pas aux environs immédiats des centrales que la mortalité est la plus élevée, en raison, d’une part, de la distance nécessaire aux poussières pour retomber au sol et d’autre part de la combinaison des différentes substances nocives avec des polluants secondaires comme l’ammoniac, rencontrés à de plus grandes distances et qui entraîne les effets maximums sur la santé entre 100km et 200km de la centrale concernée.
Totalisant les effets des différentes pathologies induites par chaque polluant en fonction de la quantité émise par chaque centrale, l’étude chiffre le nombre d’années de vie perdues (Yoll ou year of life lost) et de journées d’incapacité de travail (WLD ou work loss days), ainsi que la diminution de l’espérance de vie.

Envisageant notamment les effets de la seule centrale de Datteln qui figure sur la photo ci dessus, l’étude propose une carte représentant les années de vie perdues par zones de 50 km de côté, dans un rayon de 700km de Datteln.
La mortalité accrue à des distances supérieure étant expliquée par la plus forte densité de population, notamment à Paris ou à Londres.

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