La Bavière met un frein à l’énergie éolienne

La Bavière va réduire ses dépenses en matière d’énergies renouvelables.

La radio bavaroise, Bayerischer Rundfunk (BR), a remis un rapport sur l’énergie éolienne dans l’État du sud-est, fameux pour ses Oktoberfest, dirndls et lederhosen. Il apparaît qu’un frein a été mis à l’industrie de la pollution panoramique.

La Bavière abrite également certains des paysages les plus idylliques du pays. Mais, malheureusement, les « Verts » allemands ont fortement incité à l’industrialisation de ce précieux trésor naturel, le tout dans le but de sauver la planète. Ils ont proposé la construction de dizaines de parcs éoliens avec des turbines de 200 mètres de haut à travers tout le pays.

Au tout début, les éoliennes étaient considérées comme une sorte de nouveauté et de nombreuses communautés ont même fait du lobbying pour les obtenir. Cependant, à mesure que les parcs d’éoliennes ont poussé à travers le pays, les gens se sont réveillés face à la destruction de l’espace naturel et à l’inefficacité globale causées par cette énergie. Aujourd’hui le rapport de la BR nous dit qu’on arrive à un tournant : les parcs d’éoliennes ne sont plus les bienvenus. Ils sont trop moches, bruyants, inefficaces et c’est seulement une minorité qui en profite, au détriment de la majorité.

Le rapport de la BR présente le village Bavarois d’Obbach, où un parc d’éoliennes comportant 5 turbines de 200 mètres de haut a été installé à seulement 800 mètres de distance. Malheureusement pour le village, le parc a été approuvé avant que la règle allemande 10-H ait été adoptée, et la construction s’est poursuivie, au grand dam des résidents du village. La règle 10-H stipule que les turbines doivent être éloignées d’une habitation à une distance de 10 fois leur hauteur. Si cette règle avait été adoptée plus tôt, il n’aurait pas été possible de mettre en place le parc et les habitants d’Obbach auraient évité l’horreur et le bruit.

Une habitante, Andrea Lettowsky, confie à la BR :

« Pour moi, je continue à penser à quel beau paysage avec des champs ouverts c’était, et maintenant c’est une zone industrielle ».

Référence